Mon engagement politique sur la liste du MoDem est évidemment lié à ma manière de concevoir la vie dans notre société et dans notre cité. J’ai retrouvé dans le MoDem les valeurs qui me sont chères :  l’équilibre dans l’action  publique et le respect de tous.

L’équilibre c’est la promesse d’un développement pérenne et raisonné de la société dans le respect de notre environnement et le respect des personnes.

Mon engagement politique est évidemment lié à mon expérience de vie. Sans en faire un plaidoyer, la question du handicap est pour moi une thématique importante. C’est sans doute parce que j’y suis confrontée mais c’est aussi parce qu’au nom du respect des personnes il est à mon sens inadmissible que la question ne trouve pas de réponse satisfaisante dans notre société.

Je suis arrivée en Touraine il y a quelques années pour que l’une de mes filles trouve enfin l’équipe soignante qui lui rendrait la parole. Nous partions d’un département voisin car nous n’y avons pas trouvé la prise en charge médicale nécessaire. La réponse médicale est apportée ici, en lien avec l’école et nous avons là un très bel exemple d’intégration scolaire. Mais la vie d’une famille et de ses enfants ne se limite pas à l’hôpital et à l’école.

Le handicap n’est pas seulement l’affaire des soignants.

Le handicap n’est pas seulement l’affaire des enseignants.

Il est l’affaire de tous.

Moi, j’aurais simplement aimé que ma fille aie le choix, selon ses aptitudes,  de ses activités extra-scolaires, sans avoir à négocier son inscription avec les autres enfants. Il est vrai que son état impose une attention soutenue et un accompagnement personnalisé. J’aurais aussi aimé que l’on m’aide quand il n’y avait pas d’auxiliaire de vie scolaire pour l’accompagner. J’aurais aimé trouver, lorsqu’elle était toute petite, les modes de garde ponctuels adaptés.

Je ne suis malheureusement pas seule à avoir vécu ou à vivre cette situation et je m’inquiète de l’avenir.

Bien sûr que les associations font des merveilles, bien sûr que les familles s’adaptent à un quotidien souvent douloureux, bien sûr que l’on rencontre des personnes formidables et de bonne volonté qui s’efforcent de nous venir en aide  mais je crois qu’il revient à la ville comme au département d’agir. Il faut épauler avec plus d’efficacité les personnes handicapées, les familles,  les associations dans leurs démarches et leurs actions.

La loi édicte le principe d’intégration mais c’est à nous d’aller plus loin pour rendre évidentes l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté de personnes handicapées.